Lionel Chouchan et Pierre Sachot reviennent sur 15 ans de Festival à Gérardmer.Une exceptionnelle histoire humaine.
Quand est né le festival de Gérardmer, il ne pensait pas que, quinze ans plus tard, tout le monde serait encore sur le pont, fidèle au poste.
« J’ai été bluffé par l’appétit, la détermination des Gérômois. La municipalité, les associations, les gens… Tout le monde voulait mouiller la chemise et récupérer l’événement ».
La particularité de Gérardmer ? « La fréquentation du public. Je suis épaté, chaque année, de voir les files de personnes qui attendent pour rentrer dans les salles, sous la pluie ou la neige, dans le froid. » Autre caractéristique, peut-être la recette du succès : les bénévoles. « C’est vraiment typique, j’ai développé de vraies relations humaines, amicales avec mes interlocuteurs gérômois, et toute mon équipe prend un vrai plaisir à orchestrer cette manifestation ».

« Tout est parti d’une bande de potes qui voulait relever un défi. À l’époque, nous étions persuadés que le festival pouvait s’installer de manière durable à Gérardmer. »
Bingo, puisque la ville fut choisie pour accueillir l’événement en raison notamment de la qualité de son parc hôtelier et de ses grandes capacités d’accueil.
Depuis, Pierre Sachot n’a pas vu le temps passer : « Ces quinze années se sont écoulées extrêmement vite. En 1993 nous n’aurions jamais pensé être encore là aujourd’hui. » Une expérience également bénéfique pour toute la région d’un point de vue économique. « En ces périodes difficiles, il est important de trouver de nouvelles activités. Ce festival apporte sa pierre à l’édifice du développement touristique. »