
Nous sommes allés à la rencontre de
Takashi Shimizu, réalisateur notamment de Marebito et membre du jury longs métrages du festival cette année. Un rôle qui lui procure une grande émotion : « Faire partie du jury et rencontrer des gens dont j’admire le travail depuis très longtemps me fait vibrer ».
Les oeuvres qu’il a pu voir jusqu’à présent l’ont vivement intéressé.
Elles ont selon lui une teneur, un aspect et une narration d’un genre très différent. Ses films sont essentiellement d’inspiration japonaise, cette culture étant enracinée en lui.
En grandissant, il a emmagasiné d’autres références puisées dans ses lectures, certains films et également des pièces de théâtre : « Avant toute chose, je me remémore mes peurs enfantines, un monstre caché sous le lit ou dans un placard, un bruit à l’étage, puis je tente de retranscrire ces émotions ». Très peureux enfant, il imaginait que les réalisateurs de films du genre fantastique étaient des personnes cruelles.
Devenu à son tour un maître du frisson, il s’est rendu compte que ce n’était pas forcement le cas de tous. Désormais, sa seule crainte est justement de ne plus être effrayé en visionnant des films d’horreur à force d’en réaliser. Takashi Shimizu prépare actuellement son nouveau film intitulé : Parasite. Ce projet est pour l’instant en état de veille. La grève des membres du 7ème art bloque toujours les plateaux de tournages aux Etats-Unis.
Pour cette quinzième édition du festival, un hommage lui a été tout spécialement rendu. À cette occasion, Jake West, membre du jury à ses côtés lui aussi, a tenu hier à l’Espace LAC un discours élogieux saluant la carrière du réalisateur nippon. Takashi Shimizu a offert une interprétation de ce qu’il nomme « La chanson de Ju-On » en remerciement à ceux qui sont venus acclamer son talent.